Tikal

La dernière étape de la partie Guatemalteque de ce voyage nous amène dans le parc national de Tikal au milieu de la jungle.

Comme nous le disions hier, le Peten est considéré par les experts comme l’un des berceaux de la civilisation maya. Pourtant, contrairement aux habitants qui peuplent les montagnes et les hauts plateaux du pays, très peu ici sont d’origine maya. La plupart des habitants descendent des chicleros ces hommes venus d’un peu partout pour cultiver l’or blanc des arbres à latex. Si on ignore la raison pour laquelle les mayas ont abandonné la région, la visite de la cité de Tikal nous donnera quelques indices.

Cette ville surprend par rapport à tous les autre sites que nous avons visité depuis le début de ce voyage par son inclusion dans la forêt. Plus de 4000 constructions ont été identifiées par les archéologues mais très peu ont été libérées de la végétation qui les a enseveli depuis l’abandon de la ville. Ici la nature reprend très vite ses droits. L’un des temples qui fut restauré en partie en 1981, faute d’argent, est 16 ans plus tard déjà entièrement recouvert par des arbres qui le dissimulent presque dans son intégralité.

Il est difficile en l’état d’imaginer la grandeur de cette cité fondée vers 300 avant JC, habitée pendant 1500 ans par jusqu’à 140 000  mayas. Ce qui est envahi par la jungle était à l’époque déboisé et pavé.

Notre visite nous conduit dans un quartier résidentiel où on distingue clairement des chambres sur 5 niveaux. Près de là plusieurs temples s’élèvent au dessus de la cime des arbres: le temple du jaguar et le temple du serpent bicéphale se font face sur la place principale. Malheureusement, des années d’ensevelissement n’ont pas permis à la couche de stuc décoré de perdurer pourtant ces temples construits par strates successives, roi après roi, doivent être imaginés très colorés.

Tout ceci fut construit alors que les mayas ne connaissaient ni le travail du métal ni la roue. Le bois, la pierre et le maïs étaient leurs ressources essentielles si bien qu’on pense que leurs besoins les conduit à déforester énormément. Les impacts écologiques sur leur environnement sont l’une des raisons avancées par les experts pour expliquer que la civilisation maya abandonna la région et la construction de ce type de cités états.

L’emplacement du site en pleine réserve naturelle conduit à des rencontres inopinées avec la faune qui habite ses lieux. Au loin on entend les cris rauques de singes hurleurs, avant de croiser, perchés à la cime des arbres, une famille de singes atele en plein petit-déjeuner. Plus loin, nous rencontrons des coatis, sorte de petits tapirs, à peine gênés par les touristes avant de nous retrouver nez à nez avec une tarantule paisible sur son tronc d’arbre. 

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