Sur le canal des Pangalanes

La région des Manakara est propice à la récolte de diverses épices et fruits. Déjà hier, le long de la route, nous avons eu l’occasion de sentir, à mêmes la plante, la cannelle et la girofle. La vanille et le café font eux aussi la réputation de l’endroit. Pour pouvoir exploiter ces ressources et les exporter, les français firent construire le canal des Pangalanes le long de la côte de l’océan Indien pour permettre à la marchandise de rejoindre les ports de Manakara et Tamatave. Long de plus de 600 kilomètres, ce qui en fait le plus long canal au monde, il est constitué d’un ensemble de lacs reliés entre eux. Les malgaches s’étant révoltés contre le travail forcé, la main d’oeuvre nécessaire à sa construction vint d’Asie et d’Inde. Aujourd’hui, faute d’entretien, seuls 300 kilomètres sont praticables.

Nous embarquons ce matin sur une pirogue propulsée par 4 pagaies à la découverte du canal et de la vie sur ses rives.

Avec le lever du soleil, les hommes Antemuro, l’ethnie qui vit en bord de côte, partent en mer pour pêcher. Nous les retrouvons 4 heures plus tard en train de franchir l’embouchure du canal dans leurs frêles embarcations chahutées par les vagues. Les femmes qui les attendaient sur la plage avec café et beignets commencent déjà les négociations pour vendre la pêche du jour pendant que les enfants démêlent les filets. À l’entrée du canal, des femmes pêchent avec leur filet des bichiques, ces minuscules poissons pas plus gros que des alevins.

Plus au sud, nous nous arrêtons dans un village Antemuro où les enfants nous accueillent chaleureusement comme chaque fois. Les Antemuros ont été influencés par les musulmans venus du golfe pour chercher des esclaves. De cette influence ils ont conservé l’orientation de leurs maisons et l’écriture, c’est notamment la seule ethnie dotée d’une écriture. Nous découvrons également une exploitation de plantes comme le niaouli et l’eucalyptus destinés à la production d’huiles essentielles.

Nous finissons la matinée par une baignade dans les rouleaux de l’océan avant un picnic où nous goutons noix de coco en vinaigrette et bichiques au curry. Notre chauffeur, Fali, qui nous a rejoint entre temps, fini l’animation du repas en sortant sa guitare. Nous rejoignons enfin notre hôtel en milieu d’après-midi pour nous prélasser dans son jardin tropical.

23579079071_f2ae50b144_k23293576449_cd2a518f06_k23033370374_bc53ff4966_k23635449626_4b46087eee_k23365853270_7e0e755522_k23552980432_f9cd1cd192_k23365859120_75920620d3_k23635458226_3ce99a28d7_k23579094571_27eeea4963_k23033382434_9fe5c664cb_k

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s