Tombeau, train et chute

Après la journée éprouvante de la veille, et une bonne nuit réparatrice, nous optons pour des visites tranquilles pour ce second jour. Nous prenons la direction du mausolée de l’empereur moghol Humayun dans l’Est de la ville sur la rive du Yamuna.

Ce tombeau introduit pour la première fois des éléments architecturaux venus de Perse. Commandé par sa veuve alors qu’il venait de mourir quelque temps après avoir récupéré son territoire après un long exil, son plan inspira celui du renommé Taj Mahal que nous visiterons plus tard. Composé de grès rouge, surligné de marbre blanc avec une touche de faïence bleue, ce monument est majestueux. Toutes les difficultés de la veille s’envolent alors que nous déambulons dans le jardin au son des perruches.

Nous rejoignons ensuite Nizamuddin où nous retrouvons la même ambiance de bazar. Des hommes malades, amputés, couverts de pustules, borgnes font l’aumône face aux échoppes qui vendent des fleurs aux musulmans soufistes qui viennent pour le sanctuaire de Nizam ud-din Chisti. En effet, les ruelles convergent toutes vers ce lieu particulier. Nous mettrons fin toutefois à notre progression face à l’insistance peu courtoise des vendeurs pour que nous retirions nos chaussures: il était hors de question que je marche pieds nus dans cette ruelle insalubre.

Nous continuons notre visite au musée national et à l’India Gate avant de rejoindre la gare de Nizamuddin d’où nous partons.

Monter dans un train n’aura jamais été si compliqué. Alors que nous arrivons sur le bon quai où le numéro de notre train est affiché partout, nous ne trouvons pas notre voiture ni nos noms écrits à l’entrée de la première classe. Un steward et le chef de train nous pressent à monter malgré tout le temps qu’ils identifient le problème. Ce n’est qu’une fois le train démarré qu’ils trouvent: nous ne sommes pas à bord du bon. Dans la confusion, alors que personne ne se comprend Romain saute du train avec sa valise et me laisse à bord. Je le vois chuter violemment sans encore comprendre ce qui nous arrive. Je saute alors moi aussi ne pouvant pas le laisser potentiellement blessé. Plus de peur que de mal, descendre était la bonne solution.

Lorsque notre train arrive, nous montons dans ce qui nous semble être notre voiture malgré l’absence de la liste des passagers réglementaire. Notre cabine est occupée et personne semble parler anglais pour nous confirmer ou non que nous sommes bien dans la bonne voiture. Il faut savoir que le train doit faire une bonne vingtaine de voitures et que sa composition répond à des règles qui nous échappent. Ce n’est qu’au moment du départ que le chef de train viendra nous installer dans notre cabine partagée avec un couple indien.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Anonyme dit :

    Et même pas une photo de Romain sautant du train 😉 … Bon voyage les gars. Chronos

    J'aime

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