Le canyon de la Colca, ses condors

Il n’est pas possible de voyager au Pérou et revenir sans avoir vu un condor. Le canyon de la Colca est un lieu idéal pour le voir, lorsque le soleil commence à chauffer le fond du canyon, des courants d’air chaud indispensables au vol de ce charognard ce forment, le condor peut alors sortir de son nid situé sur les pentes abruptes du canyon.

Nous arrivons à la cruz del condor, lieu d’observation réputé, avant le lot de touristes venus de Arequipa, ce qui nous garanti les meilleurs places d’observation. Cependant, aujourd’hui le roi des lieux se fait désirer et nous devrons attendre sa sortie une heure. Peut-être attendait il que la police emporte cette photographe russe si pressée d’obtenir le parfait cliché qu’elle s’était mise en position périlleuse au dessus du gouffre.

Lorsque les premiers condors apparaissent dans le bas du canyon, l’instant devient magique. Sans presque jamais battre des ailes, ils tournoient en montant lentement jusqu’à nous passer à deux mètres au-dessus de nos têtes. L’animal vole majestueusement accompagné de quelques faucons ridiculement petits en comparaison aux plus de 3 mètres d’envergure du condor. On entend au loin des cris venus d’un mirador où une jeune femelle vient de faire forte impression en tentant de s’y poser. Ici l’oiseau est chez lui, le public n’est que de la nourriture, malheureusement encore vivante !

Nous prenons enfin la route pour remonter le canyon et retourner dans la vallée. Sans pour autant nous trouver au point le plus profond, le canyon impressionne par ses pentes vertigineuses. En certains endroits on distingue à peine le fond, seul le bruit de la colca qui s’écoule nous permet de l’estimer à plus d’un kilomètre en contrebas.

En retournant dans la vallée, nous passons par des miradors desquels on voit les aménagements en terrasses pour l’agriculture. Un patchwork compliqué de couleurs s’offre à nos yeux.

Avant de rentrer à Arequipa, où notre bus pour la nuit nous attend, nous faisons une halte dans un bain thermal. L’eau chauffée à 90 degrés par la géothermie dégage une odeur de souffre. Je me baigne dans le bassin extérieur à 38°C en contemplant les montagnes qui m’entourent. Cela aidera à faire passer les 15 heures de route qui vont venir.

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