Jaisalmer, la ville dorée et ses dromadaires

Située sur les anciennes routes marchandes qui en assuraient la prospérité, le fort de Jaisalmer ressemble à un château de sable qui s’élève au dessus du désert. On l’appelle la ville dorée pour la couleur caractéristique du grès dont elle est faite entre miel et sable. Contrairement aux autres forts visités jusqu’à présent, celui-ci est encore habité. Ce qui fait sa particularité est également la cause de sa dégradation lente. En effet, le système d’eaux usés supporte mal la pression du flot de visiteurs qui séjournent dans ses hôtels. Les fuites d’eau fragilisent les 3 enceintes construites sans mortier, trois bastions ce sont ainsi effondrés. Quelle ironie, être menacé par l’eau en plein coeur du désert !

Des travaux ont été entrepris avec l’aide de l’UNESCO et les habitants du fort sont incités à le quitter par des subventions pouvant atteindre un million de roupies. Le tourisme ayant donné un second souffle à cette ville qui était devenue moribonde à cause du développement du commerce maritime, rares sont les habitants qui acceptent de quitter le fort ce qui les priverait des revenus du tourisme.

L’atmosphère de la ville est détendu et la promenade dans le dédale de ses rues se révèle très agréable malgré la chaleur étouffante de la matinée. Dans le fort, le temple jain et les haveli, ces habitations aux fenêtres et balcons ciselés, sont remarquables.

Alors que la chaleur devient écrasante, nous rejoignons l’hôtel et sa piscine après avoir trouvé la statue de shiva dansant que je cherchais.

Nous prenons à nouveau la route en fin d’après-midi pour assister au crépuscule dans le désert après une petite promenade à dos de dromadaire entourés par quelques gazelles (antilopes ?) . L’attraction, certes touristique, ne manque pas de charme. En cette fin de saison assez peu de visiteurs se pressent sur les dunes, quelques danseurs et musiciens proposent leurs services sans se montrer aussi pressants qu’ailleurs au Rajasthan.

Nous assistons au coucher de soleil du haut d’une dune pendant que raja, ma monture, se roule dans le sable en contrebas. C’est avec un sourire un peu niais que nous rentrons à Jaisalmer.

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