Premiers pas dans Seoul

C’est un peu par hasard que je viens d’atterrir à Séoul aujourd’hui. Par hasard, car ce voyage s’est organisé pour solder des congés payés non utilisés et un stock de miles conséquent. Un peu, car c’est une destination que je convoite depuis l’époque du collège.

Arrivé trop tôt à l’hôtel pour obtenir une chambre, épuisé par le vol et le transfert depuis l’aéroport, perdu dans cette ville qui au premier abord me paraît incompréhensible, je dois me résoudre à passer la matinée à me relaxer dans le bain chaud de l’hôtel. Je partage le lieu avec un indonésien (wallid, wally… La mémoire des prénoms après une nuit blanche n’est pas mon point fort) avec qui je vais faire connaissance pendant deux heures enivré par la chaleur et les vapeurs de lavande. Le bain se conclut par un massage que mon compagnon de la matinée me propose gentiment.

Les conditions idéales pour entamer une sieste réparatrice réunies, je sombre dans le sommeil et n’en sors qu’en milieu d’après-midi. Je consacre le reste de la journée à prendre mes marques dans les environs en me promenant sans but réel. Le premier contact avec la ville ne fait rien ressortir de particulier: une somme de quartiers reliés par d’immenses artères encombrées de voitures et d’une multitude de bus qui déboulent de partout.

De ce que j’en ai vu quelques bâtiments contrastent avec l’hétérogénéité de l’architecture aux alentours de Myeong-dong où je séjourne. L’hôtel de ville dresse l’immense vague de verre qui lui sert d’enveloppe face à une grande place cernée de bâtiments austères. Derrière la glace se cache les imposants volumes de bureaux recouverts de mur végétal sur lesquels lévite un dernier volume oblong, un café. Bien que je reste perplexe face à l’ensemble, la réalisation n’en est pas moins une performance.

Je me promène un moment le long d’un cours d’eau découvert lors de grands travaux. La tranchée étroite formée par le parc résultat de l’aménagement du cours offre un peu de calme à quelques mètres sous les avenues bondées.

La journée se conclut sur une balade et un dîner dans Myeong-dong. L’ambiance des ruelles piétonne me rappelle l’animation des rues chinoises, mon repas aussi. Sans trop savoir comment, je me retrouve face à une marmite bouillante dans laquelle flotte la dépouille d’un oiseau (une caille ? Un pigeon ?). N’y-a-t-il pas que les chinois pour ne pas se soucier de l’apparence d’un plat et pour penser que l’intégralité d’un animal est mangeable tel quel ? Passer l’écoeurement que provoque la mastication du cartilage des pattes, des ailes ou du cou, le plat se révèle plutôt bon.

Une glace et un cocktail seront les derniers ingrédients pour soigner mon jetlag.

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