Dans la folie de la Nouvelle-Orléans

Keep Safe! voici quels furent les derniers mots de l’officier d’immigration à Houston après que je lui aie indiqué le motif de mon voyage à la Nouvelle-Orléans. Déjà dans le vol qui m’emmène vers Mardi Gras l’ambiance est différente, les passagers sont costumés et rient aux éclats. La réputation de cette fête serait-elle bien fondée ?

Il aura fallu 24 heures de voyage pour arriver à destination. La dernière heure de conduite et sa longue monotonie de lignes droites auront mis ma volonté à arriver à rude épreuve. C’est peu avant minuit que le coeur du bayou m’accueille dans la ville de Thibodaux.

Remis des émotions de la veille, repu de sommeil, après une rapide visite du campus, nous voici en route pour aller mesurer la température de la Nouvelle-Orléans. Pendant dix jours, la ville vit au rythme des parades et des festivités du Mardi Gras. Cette fête, à laquelle on doit le nom originel de la ville, la pointe de mardi gras, reste aujourd’hui inscrite dans les gènes de la Louisiane. Il règne dans la ville une atmosphère de folie et d’excès difficilement descriptible autrement que par des photos.

Un joyeux tintamarre anime Bourbon Street. Les colliers pleuvent des balcons en échange de quelques grimaces, hurlements et de bras levés. Finalement, j’y verrais moins de paires de seins que la rumeur le laissait présager, mais les quelques poitrines aperçues étaient généreusement agitées en l’échange de quelques perles de plastique coloré. Une odeur de bière chaude, et parfois d’urine, accompagne la scène. Dans ces circonstances, le quartier français perd tout le charme qu’il pourrait avoir sans cette atmosphère dyonisiaque.

La nuit tombée, nous nous dirigeons sur Canal Street pour assister au passage de la parade du Krewe de Bacchus partie 3 heures plus tôt de l’autre bout de la ville. Toute la démesure dont les américains sont capables s’étale sous nos yeux: plusieurs dizaines de chars gigantesques défilent devant nous pendant trois heures, chacun suivi des pompom girls et marching bands des collèges et lycées alentour. Sur leur passage, la foule hurle et tend les bras dans l’espoir d’attraper un collier à ajouter à sa collection.

Chaque char aggrave un peu plus le spectacle de désolation que la parade laissera derrière elle. Quantité de débris jonchent les rues une fois l’animation passée et transforment la ville en un sombre tableau. Mais quelle importance cela a-t-il quand on a soi-même amassé un beau trésor ?

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